Le système financier mondial entre dans une période comparable à celle de l’Allemagne de Weimar en automne 1923, mais en plus grand. Si l’hyperinflation et ses effets étaient à l’époque limités à l’Allemagne, la crise actuelle est mondiale. Aucune économie nationale ne pourra survivre à ses effets et les nations pourraient même ne pas survivre à l’année en cours, a-t-il averti.
Sous le régime du traité de Versailles signé après sa défaite de 1918, l’Allemagne croulait sous le montant exorbitant des réparations de guerre, si bien que son économie en fut détruite. Pour remplir ses obligations vis-à-vis de ses « créanciers » et continuer à faire tourner son économie, elle dû imprimer de la monnaie en très grande quantité, au détriment de sa valeur réelle. La « stimulation » monétaire était si forte que le mot « hyperinflation » fut inventé pour dénommer ses terribles effets.
Au fur et à mesure que l’économie allemande s’effondrait, le gouvernement réagissait en imprimant toujours plus d’argent, alors que le Reichsmark perdait de sa valeur. En 1913-1915, sa valeur était évaluée à 4 pour 1 dollar, puis 6 pour 1 en 1917-1918. Ensuite, la situation a commencé à dégénérer à 20 pour 1 en 1919, 63 en 1920 et 105 en 1921. Puis en 1922, ce fut la rupture, le Reichsmark atteignant 1886 pour 1 dollar avant de finir à 535 milliards pour 1 en 1923. Pendant ce temps là, le coût de la vie (en prenant 1913 comme base 100) est passé à 1019 en 1920 et 657 milliards le 23 novembre 1923. (source : Bureau allemand des statistiques)
Pour les mêmes raisons, nous sommes aujourd’hui proches d’un effondrement hyperinflationiste. La détermination et l’aveuglement de la Fed, de la BCE, des autres Banques centrales et des gouvernements à vouloir réanimer le cadavre du système financier nous plonge dans une véritable tragédie shakespearienne. Contrôlés par leurs peurs, ces Hamlet des temps modernes choisissent délibérément la destruction plutôt que d’abandonner leurs croyances envers les théories monétaires.
Sous le joug de Maastricht, les pays d’Europe ont abdiqué leur souveraineté et perdu la capacité de répondre à cette crise. Il incombe donc au gouvernement américain d’utiliser son pouvoir constitutionnel pour sortir le monde de cette crise. Les Etats-Unis doivent mettre leur système financier en règlement judiciaire et ainsi créer un précédent pour que les autres pays puissent agir à leur tour. La première étape passe donc par l’adoption par les institutions américaines du Homeowners and Bank Protection Act de LaRouche (HBPA), la seconde étape étant de réunir une conférence internationale des grands pays pour négocier un nouveau Bretton Woods.
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