Cette analyse avait déjà été faite par l’ancien agent de la CIA John Stockwell, en 1991, lors d’une conférence sur “Le Syndrôme américain” :
[David Michael Green - Alternet - 02/03/2008 - Trad. Grégoire Seither]
Les américains adorent croire qu’ils sont un peuple pacifique qui ne se résoud à partir en guerre que s’il y est obligé. Malheureusement ces jolis principes ne survivent même pas une seule nanoseconde à la confrontation avec des méthodes d’analyse aussi subversives que la simple application de la logique ou l’examen empirique de l’histoire de notre pays. (. . . )
Quel que soit l’instrument de mesure employé – choisissez celui que vous voulez – quand vous lui demandez de calculer qui sont ceux qui font le plus la guerre, qui menacent le plus de pays, qui ont le plus d’armes de destruction massive, qui s’immiscent le plus dans les affaires des autres pays, qui tuent le plus de gens… on tombe toujours sur la même réponse. (. . .)
Si, par exemple, vous vouliez évaluer le degré d’agressivité belliqueuse d’un pays, simplement en comptant le nombre de guerres que ce pays a déclenché, alors vous constateriez que, depuis la Deuxième Guerre Mondiale, les Etats-Unis se sont sentis obligés d’aller bombarder et envahir la Corée, le Vietnam, le Laos, le Cambodge, Cuba, la République Dominicaine, l’Afghanistan, le Nicaragua, le Guatemala, le Pérou, le Salvador, le Liban, la Grenade, l’Irak, le Panama, la Colombie, la Somalie, la Bosnie, le Kosovo, Haïti, l’Afghanistan et encore l’Irak. (…)
Non seulement les Etats-Unis dépensent plus que tout autre pays pour s’acheter des joujoux militaires, leurs dépenses militaires sont également supérieures à tous les budgets militaires de tous les autres pays… mis ensemble.