Publié par : reopen911 | février 13, 2008

Bush demande instamment de l’aide à la France


Bush demande instamment de l'aide à la France

 

Par Paul Craig Roberts, le 11 février 2008

​​​​« Nous soutenons les troupes ! » C’est l’excuse donnée par les Démocrates pour la poursuite du financement de l’agression de Bush en Iraq et en Afghanistan. Mais, bien entendu, le financement de la guerre ne soutient pas les troupes. Le financement de la guerre soutient une machine malfaisante qui mâche et recrache la vie et le bien-être des soldats, ainsi que celle de centaines de milliers d’irakiens et d’afghans, hommes, femmes et enfants. Le financement de la guerre soutient l’agression de Bush en Irak et en Afghanistan et les efforts qu’il continue à déployer pour s’emparer de ces deux pays afin de les transformer en États fantoches.

​​​​Les sondages montrent que la majorité des militaires et leurs familles ne soutiennent pas l’agression de Bush. Le fait que la campagne à l’investiture présidentielle républicaine de Ron Paul ait reçu la part du lion des contributions provenant des familles de militaires, souligne aussi le grand fossé entre les troupes et ceux qui voudraient les « soutenir » en les maintenant en Irak et en Afghanistan. Ce que signifient vraiment tous ces autocollants à l’arrière des quatre-quatre, qui proclament « soutenir les troupes, » est le soutien aux guerres d’agression de Bush contre les Musulmans.

​​​​Selon le Washington Post (9 février 2008), les 3,1 billions de dollars (*) du budget fédéral de Bush ne financent pas sa proposition, faite lors de son discours sur l’État de l’Union, d’autoriser les militaires à virer leurs allocations d’études inutilisées aux membres de leur famille. Bush a reçu des applaudissements pour son speech télédiffusé dans tout le pays, mais son budget ne prévoit pas d’argent pour les militaires et leurs familles.


Bush hilare lors du discours sur l’État de l’Union

​​​​Les analystes du gouvernement calculent que le coût des prestations d’éducation serait de l’ordre de un à deux milliards de dollars par an, le coût du financement de deux jours de guerre.

​​​​Le seul argent que Bush et le Congrès veulent donner aux troupes est le nécessaire à leur maintien en état de guerre. Tout le monde a lu les histoires d’horreur du manque de soin aux soldats revenus d’Iraq blessés physiquement et sur le plan émotionnel.

​​​​En revanche, pour financer sa guerre, Bush et le Congrès ont déjà dépensé en frais et coûts futurs au moins 1.000 milliards de dollars. Tout Étasunien peut dresser une liste d’usages préférables pour cette immense fortune, qui fait sauter l’infrastructure d’un pays et tue ses citoyens par centaines de milliers.

​​​​Rien de bon n’a été accompli dans les invasions de Bush en Irak et en l’Afghanistan. En 2002, six mois avant l’invasion de l’Irak le 18 mars 2003, il était évident pour tous ceux qui ont un brin de raison, que ce serait une grossière bévue stratégique. William S. Lind, moi-même et d’autres, avons fait cette prévision en octobre 2002. Trois ans plus tard, le lieutenant général William Odom, ancien directeur de l’Agence Nationale de Sécurité, nous donnait raison, déclarant que l’invasion de Bush en Irak est « le plus grand désastre stratégique de l’histoire étasunienne. » Si le patron de la NSA ne sait pas reconnaître un « désastre stratégique » quand il en voit un, qui en est capable ?


Le général William E. Odom

​​​​L’estimation du général Odom est certes correcte. Bush, Cheney, les Néo-conservateurs, et les médias, furent des flagorneurs totalement abusifs. Regardez la situation aujourd’hui. Incapable de vaincre l’insurrection sunnite, la « superpuissance » étasunienne a dû se résoudre à payer des millions de dollars à la sédition, pour soudoyer ses meneurs afin qu’ils n’attaquent pas les troupes étasuniennes. Par ailleurs, Bush fournit des armes aux insurgés « pour combattre Al-Qaïda. » Les meneurs sunnites acceptent volontiers de l’argent et des armes, mais combien de temps peuvent-ils survivre en collaborant avec l’ennemi étasunien, qui a détruit leur pays et la place au Soleil ?

​​​​C’était évident pour tout le monde, mais Bush et les Néo-conservateurs, qui ont renversé Saddam Hussein au nom de la démocratie, veulent mettre en place la majorité chiite, alliée de l’Iran, à la nouvelle direction de l’Iraq. Jusqu’à présent, les Chiites irakiens qui attendaient le bon moment, n’ont pas réellement rejoint l’insurrection contre l’occupant étasunien. À la place, ils ont, comme les Sunnites, consacré leur plus grand zèle au nettoyage mutuel des quartiers. La raisons de la baisse de la violence, bien que toujours trop élevée pour que les Étasuniens puissent vivre avec, est que la plupart des quartiers sont désormais séparés, Al Sadr a ordonné à sa milice de se retirer, et les Sunnites insurgés sont payés pour ne pas attaquer les troupes étasuniennes.

​​​​Bush a entamé une guerre, et maintenant, pour éviter de la perdre, il paie les Irakiens pour qu’ils n’attaquent pas les troupes étasuniennes !

​​​​Les Sunnites et les Chiites sont plus fortes que jamais, alors que les troupes étasuniennes sont usées et démoralisé par de multiples affectations au combat de longue durée, qui violent la politique militaire étasunienne traditionnelle.

​​​​Il était aussi évident que les invasions de Bush déstabiliseraient le Pakistan, un pays doté d’armes nucléaires. Le 8 février dernier, Warren Strobel, un correspondant étranger endurci, rapportait au journal McClatchy que, « Le Pakistan est devenu le front central de la guerre à la terreur étasunienne. » Le 9 février, le Washington Post signalait, dans l’article Les militants pakistanais s’associent, disent les fonctionnaires, qu’« Un haut fonctionnaire du renseignement étasunien, a déclaré hier que le Pakistan est confronté à la menace grandissante d’une nouvelle génération de radicalisés, des militants aguerris qui se rallient au djihad et qui sont devenus alliés des terroristes locaux et internationaux, résolus à renverser le gouvernement pro-occidental [euphémisme pour fantoche payé par les États-Unis]. »

​​​​Des responsables étasuniens ont fait pression sur le Pakistan, sans effet, pour permettre aux troupes étasuniennes de se joindre à la lutte de l’armée du pays contre les tribus autochtones alliées aux Talibans. Des responsables étasuniens, « parlant sous condition d’anonymat, » tentent de rassembler de l’aide pour élargir le rôle militaire des États-Unis au Pakistan, en prétendant qu’Oussama Ben Laden et le Mollah Mohammad Omar, le meneur Taliban, sont au Pakistan avec leurs plus hauts commandants. Bush veut bombarder le Pakistan pour gagner la guerre en Afghanistan.

​​​​Avec toutes leurs troupes immobilisées en Irak, les États-Unis utilisent les soldats de l’OTAN en mercenaires, pour tenter de contrer la renaissance talibane. Les Européens sont las de leur rôle de légion mandatée par les États-Unis, et le commandant de l’OTAN parle de sa défaite en Afghanistan.

​​​​L’OTAN est une alliance créée pour résister à l’invasion soviétique de l’Europe. Pendant 18 ans les États-Unis ont gardé en vie un OTAN inutile, comme un filon de troupes pour leurs aventures à l’étranger. Les Européens n’apprécient pas être les mercenaires de l’Empire Étasunien, surtout ceux qui massacrent les civils.

​​​​Désespéré pour ses troupes, Robert Gates, le Ministre de la Défense étasunienne, essaye d’effrayer les Européens avec la menace du « terrorisme international. » Mais les Européens savent que le meilleur moyen d’installer le terrorisme en Europe est d’envoyer des troupes combattre les Musulmans pour les Étasuniens. Gates obtiendra les soldats allemands et français dont il a désespérément besoin si les États-Unis peuvent donner aux dirigeants français et allemand, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, assez milliards de dollars à partager entre leurs partis, pour les enhardir à passer outre à l’opinion publique, et envoyer leurs soldats mourir pour l’hégémonie étasunienne et israélienne au Moyen-Orient.

​​​​Gates a déclaré à l’Europe que la survie de l’OTAN est en jeu : « Nous ne devons pas, nous ne pouvons pas, devenir une alliance à deux niveaux, les uns prêts à se battre et pas les autres. » Avec un rare brin d’honnêteté pour un fonctionnaire du gouvernement étasunien, Gates a admis, lors de la conférence de l’OTAN à Munich la semaine dernière, que la colère des Européens contre les États-Unis à propos de l’Irak est la raison pour laquelle l’Europe ne pourra pas envoyer assez de troupes pour lutter contre les Talibans en Afghanistan, présentant donc ce qu’il avait peu franchement déclaré, au risque de l’échec de « la mission internationale en Afghanistan. ».

​​​​La « mission » en Afghanistan, comme la « mission » en Irak, sont des objectifs pour l’hégémonie des États-Unis et d’Israël. La raison officielle de l’invasion de l’Afghanistan était le 9-11 et le prétendu refus des Talibans de livrer Oussama Ben Laden. Ça n’a absolument rien à voir avec l’Europe, l’OTAN, ou une quelconque « mission internationale. » La raison officielle de l’invasion de l’Irak était les prétendues, mais inexistantes, armes de destruction massive, qui menaçaient prétendument les Etats-Unis d’un autre 9-11 plus meurtrier, en cours d’élaboration, selon le régime Bush.

​​​​Si les États-Unis ont à présent besoin de troupes étrangères pour sauver leur peau dans ces deux guerres perdues, ils doivent les demander à Israël. Israël est la raison pour laquelle les États-Unis sont en guerre au Moyen-Orient. Laissez Israël fournir les troupes. Les néo-conservateurs qui ont dominé le régime Bush et ont piégé les États-Unis dans des guerres illégales sont des alliés de l’extrême droite d’Israël. Le but du néo-conservatisme est de supprimer tous les obstacles à l’expansion territoriale israélienne. L’objectif sioniste est de s’emparer de la totalité de la Cisjordanie et du Sud Liban, et d’autres régions à suivre plus tard.

​​​​Vous souvenez-vous du « mission accomplie » ? Vous rappelez-vous de tous ces Néo-conservateurs se pavanant avec leur promesse de « guerre facile » ? Revoyez-vous tous ces ignorants se vantant d’avoir « vaincu les Talibans » ? Tous ces mensonges étaient conçus pour assujettir les Étasuniens au service d’Israël dans les interminables guerres du Moyen-Orient. Les invasions de Bush n’ont pas d’autre motif. Nous savons avec certitude que Bush et toute son administration ont menti comme des arracheurs de dents au sujet des Talibans et des armes de destruction massive en Iraq.

​​​​Quelle somme de connerie, d’ignorance et de tromperie représente le régime Bush. Bush, vaincu en Irak, défait en Afghanistan, avec le Pakistan s’écroulant devant ses yeux, en est maintenant réduit à supplier les Français, qui furent l’objet d’un excellent sport de dénigrement de la part de ses fonctionnaires néo-conservateurs, d’envoyer des soldats pour sauver son cul en Afghanistan.

​​​​Quel objet de dérision Bush a fait des États-Unis. Quelle ruine cet idiot absolu et ses supporters ont amené aux États-Unis. Quels traîtres absolus sont les Néo-conservateurs. Chacun, jusqu’au dernier d’entre eux, doit être immédiatement arrêté pour haute trahison. Les Néo-conservateurs sont les plus grands ennemis des États-Unis, et ils contrôlent notre gouvernement ! Pour les Étasuniens, tout ce qu’il résulte des six ans de la « guerre au terrorisme » de Bush, c’est un État policier naissant.

​​​​À présent, en coulisses, le dingue John « cent ans de guerre » McCain assure la relève. L’électorat étasunien liquidera-t-il le Parti Républicain avant que ce mouvement d’aliénés n’anéantisse l’Amérique ?

​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est l’auteur de Supply-Side Revolution : An Insider’s Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l’entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d’inconduite des procureurs.

Original : http://www.vdare.com/roberts/080211_bush.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

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