Publié par : reopen911 | février 29, 2008

Le prévisionniste économique américain auparavant très médiatisé, prévoit une catastrophe en 2008

Par Christopher Ketcham, le 27 janvier 2008Le futuriste et prévisionniste Gerald Celente, directeur du « Trend Research Institute » à Rhinebeck dans l’État de New York, a prédit le krach des marchés boursiers de 1987, l’effondrement de l’Union Soviétique en 1989, l’implosion économique asiatique de 1997, le déclin du dollar US qui a débuté en 2005 , la montée fulgurante du prix de l’or à l’ère de l’instabilité des marchés monétaires de même qu’un retournement des événements qui pourrait être une bénédiction pour notre époque : la crise dans les marchés hypothèque des subprime. En raison de cette faculté de prévoir les événements à venir, Celente est apparu régulièrement sur les réseaux de télévision CNN, Fox et MSNBC, son journal, le « Trends Reports, » était largement cité dans la presse écrite de même qu’aux émissions télévisées très populaires aux États-Unis, le « Oprah Winfrey Show » et « Good Morning America. »



Le prévisionniste économique américain auparavant très médiatisé, prévoit une catastrophe en 2008

Dans son journal publié à la mi-décembre, il annonce pour 2008 des nouvelles que tout états-unien intelligent connaît déjà. « Les États-Unis d’Amérique sont passés de la première classe à la troisième classe. C’est une nation en dérapage qui se dirige vers les bas-fonds, » écrit-il. De plus, Celente prévoit des crises économiques et politiques au cours de cette année. Il écrivait le 17 décembre dernier « qu’en 2008, les états-uniens vont se réveiller en plein dans la pire période économique que toute personne vivante aujourd’hui n’a encore jamais vue. Tout comme ils n’ont pas vu venir le 11 septembre et qu’ils sont demeurés figé sous le choc lorsque la terreur a frappé, [les états-uniens] resteront figés sous le choc lorsque la terreur frappera de nouveau. » Il a prédit « la faillite de banques, l’effondrement de firmes de courtage, la dégringolade de grandes compagnies, des villes en faillite, des États en défaut (en parlant ici indviduellement des États des États-Unis), des créanciers étrangers se débarrassant des titres US… la table est mise, le big one est déjà en route. » [NDT : Dans son sens premier, le « Big One » désigne le grand tremblement de terre tant attendu en Californie. Cette image est reprise ici dans un contexte financier et économique.] Il en va de même de l’appel lancé l’été dernier dans un rapport publié par nul autre que le responsable du « Government Accountability Office » des États-Unis, le Contrôleur général David Walker, qui a averti que les politiques américaines sur l’énergie, l’éducation, l’environnement, les soins de santé, l’immigration, l’Irak – c’est-à-dire presque tout – sont sur un « chemin intenable » … Selon le Contrôleur général M. Walker, la chute de Rome semble être une bonne comparaison historique: « Le déclin des valeurs morales et du souci politique dans la nation, un excès de confiance dans l’armée qui est utilisée au-delà de ses forces à l’étranger, de même qu’une gestion fiscale irresponsable du gouvernement. Ces mots vous semblent familiers? « Je tente de sonner l’alarme, » a-t-il dit.

Lorsque j’ai fait appel à Celente le 2 janvier dernier pour voir quelle tournure prenaient les opérations financières en ce début d’année, il a riposté par un mail: « Une attaque au Nigeria (le plus gros producteur de pétrole d’Afrique) par des forces anti-gouvernementales sur la ville portuaire de Port Harcourt frappera durement le marché des contrats à terme. Sur le New York Stock Exchange, les conditions des échanges commerciaux se sont aggravés … La croissance dans l’industrie européenne et à Singapour a également ralenti en novembre montrant ainsi à ceux qui étaient à la recherche de signes, que le ralentissement serait mondial. » En début d’après-midi, l’or a gagné 24 $ l’once, le pétrole brut a grimpé de 3 $, le dollar a chuté face à toutes les principales devises, et le Dow Jones a diminué de plus de 200 points. Le lendemain, le 3 janvier le pétrole atteint un record à 100 dollars le baril. Et en effet, tel que Celente nous en avait averti, les marchés mondiaux se sont désorganisés au cours de la deuxième semaine de janvier, le Nikkei (Asie) connaît son pire début de nouvelle année depuis 1970, le MSCI World Index a chuté de 6,9 %, soit une perte de 2,100 milliards de dollars de la capitalisation boursière de ses membres, alors que le géant bancaire mondial suisse UBS affichait une perte géante de 13 milliards de dollars et que les autorités de la Grande-Bretagne rapportaient pour la première fois depuis cent ans la première ruée sur une banque britannique.

Lorsque Celente a envoyé à ses abonnés son mail d’alerte hebdomadaire le 14 janvier dernier, l’actualité n’était pas meilleure. Le Dow Jones enregistrait sa troisième semaine consécutive de pertes, l’un de ses pires débuts d’année de son histoire, perdant seulement au cours de la première semaine de 2008 la moitié de ses gains de 2007. « Les ventes au détail dégringolent, les données sur l’immobilier sont affreuses, le chômage est en hausse, la confiance des consommateurs s’assombri, les prix du pétrole augmentent en flèche, le déficit commercial est sans cesse croissant, les salaires se déprécient, les dettes sur cartes de crédit et les défauts de remboursement augmentent tout comme c’est le cas pour les remboursement sur les prêts hypothécaires et les records de saisies, » déclarait Celente. « Des données qui inondent les fils de presse et qui répandent la peur. » Il est révélateur que le chiffre d’affaire de Tiffany [NDT : Un détaillant de produits haute gamme] ait diminué de 11%; ce qui nous laisse croire que les très riches ont commencé à cacher leur argent sous le lit.

Alors, le désastre hypothécaire des subprime est-il le catalyseur du Big One que Celente appelle en ses mots la Panique de 2008? Le gourou des marchés boursiers Jim Cramer, l’animateur de l’émission télévisée « Mad Money » sur CNBC et co-fondateur du site Web, TheStreet.com, semble le penser. « Il y a un groupe de compagnies d’assurance qui assurent toutes ces mauvaises hypothèques (en parlant des subprime) », disait-il le 18 janvier à Chris Matthews. « Et je pense qu’elles sont toutes sur le point de faire faillite. Et que cela va provoquer une baisse de 2000 points du Dow Jones. Cela va se produire peut-être dans deux ou trois semaines, Chris. Ça va être en première page de tous les journaux. Et personne à Washington n’est prêt à l’admettre. Je vous dis que ces compagnies n’ont pas le capital pour dédommager les pertes. Et, lorsqu’elles sombreront, je dis bien lorsque, si le gouvernement ne dispose pas d’un plan d’action, vous ne serez pas capable d’ouvrir les marchés boursiers au moment de leur effondrement… Pourtant, personne ne parle de ça. »

Selon Gerald Celente, du jour au lendemain il ressortira de cette panique une période de bouleversements sociaux et politique. Il prédit des émeutes pour les salaires et des manifestations populaires anti-gouvernementales dans les rues et une intensification des mouvements anti-immigration à la recherche d’un bouc émissaire, les « étrangers » parmi nous. Il y aura une augmentation de la colère face à ce 1 % des états-uniens qui se sont approprié 50 % de l’accroissement de tous les revenus au cours des dernières années et qui se sont accaparées de 22 % de tous les revenus en 2005. « Les kidnappings avec demande de rançon deviendront un phénomène courant, tels qu’ils l’étaient lors de la Grande Dépression …» prédit Celente. L’anarchie surviendra comme dans la plupart des nations de troisième classe, accompagnée d’une violence de plus en plus sophistiqués et brutale d’un État policier. Un autre type de violence naîtra; la révolte face à la fiscalité gagnera en force prenant pour cible les impôts voraces du gouvernement fédéral (parlant ici des États-Unis) que Celente accuse de n’avoir pas réussi à « protéger la nourriture, à gagner les guerres, à nettoyer l’environnement, à améliorer les infrastructures, à améliorer les conditions de vie, à fournir des services de santé ou une éducation supérieure. »

Au cours de cette période, le dollar chutera jusqu’à 10 cents face à l’euro, peut-être en 2010. Les journaux rapportent que même les vendeurs (les exportateurs) du Tiers Monde commencent à refuser d’être payé en dollar US, tandis que les gouvernements étrangers et les investisseurs, principalement les Chinois, utilisent la force de leur réserve en devises étrangères pour acheter des biens et des entreprises américaines…

Sachez que tout ceci n’est pas un revirement dans les fantasmes de la conspiration: Gerald Celente est consulté par des centaines de petites et grandes entreprises, par des adresses d’organismes gouvernementaux du monde entier. La Norvège l’a amené en Europe en 2006 pour faire une conférence sur l’innovation, alors que le Conseil International des Centres d’achats (ou des centres commerciaux) l’a accueilli comme principal conférencier lors de sa convention de 2007. Il est remarquable qu’à la suite de ses pronostics sur 2008, qu’on ait cessé de l’invité sur les chaînes de télévision et les réseaux câblés – « c’est une première depuis des décennies qu’ils ne m’invitent pas et que « USA Today » ne couvre pas le journal ‘’Trends Report ». » déclare-t-il. Lorsque Celente a envoyé un mail à sa liste de distribution à la mi-janvier, Jack Marks, l’éditeur et le directeur général du journal The Wall Street Reporter, l’un des plus anciens organes de presse de New York relatif à l’investissement lui a écrit pour lui dire « Vous êtes un idiot d’enfant de pute » [You are a fucking retard motherfucker] et « retirez mon nom de votre liste, sale crétain [fucking moron]. » Le groupe d’édition locale à proximité du domicile de Celente à Rhinebeck représente peut-être mieux la pusillanimité: Le groupe d’édition en question du nom de « The Taconic Press, » qui publie six journaux dans la Hudson Valley et au nord de l’État de New York a déclaré par mail en décembre à Celente qu’il y avait « un grand tapage concernant la publication de vos prévisions… la réaction des lecteurs et des annonceurs a été forte, … et ils ont fait connaître leur sentiment à l’éditeur. » La longue relation qu’avait Celente avec le groupe Taconic Press est révolue…

Toutefois, selon Celente, il existe apparemment une belle surprise face à cet état de détérioration à venir en autant que les Américains osent réinventer pour le 21e siècle la libre pensée et le courage civique de leur passé. Cette bonne humeur affichée alors que Rome brûle est dissimulée dans les reportages de Celente pour 2008, mais ce qu’il suggère c’est que, catalysée par la crise, un bon nombre d’Américains, une minorité, sans doute, débutera une transformation en cette année. […]

Une traduction libre de votre honorable traducteur bénévole canadien, Dany Quirion, qui vous rappelle qu’en ces temps de pronostics économiques difficiles, il ne vous en coûte rien de cliquer de temps à autre à gauche et à droite, voire en haut de page des articles publiés sur le site Alter Info

Source: http://www.atlanticfreepress.com/content/view/3311/81/

Autre article relatif à Gerald Celente sur ce site : Le-dollar-US-pourrait-perdre-jusqu-a-90-de-sa-valeur


Vendredi 29 Février 2008
danyquirion@videotron.ca
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