Publié par : reopen911 | avril 18, 2008

L’effondrement financier mettra fin à l’occupation et ce ne sera pas à un moment choisi



L'effondrement financier mettra fin à l'occupation et ce ne sera pas à un moment choisi

 

Par Mike Whitney, le 14 avril 2008

Venez et voyez nos morgues débordantes et recherchez nos petits pour nous . . .

Vous pouvez les trouver dans ce coin ou dans l’autre, une petite main dépassant, se signalant à vous . . .

Venez les rechercher dans les décombres de vos frappes chirurgicales aériennes, vous trouverez peut-être une petite cuisse ou une petite tête . . . implorant pour vos soins.

Venez et regardez les, amassés dans les décharges d’ordures, fouillant pour des bouchées de nourriture . . .

Venez et voyez, . . . «

Flying Kites » de Layla Anwar

​​​​En Iraq, l’armée zunienne [*] a remporté chaque bataille engagée par elle, mais elle a perdu la guerre. Les guerres se gagnent politiquement et non pas militairement. Bush ne le comprend pas. Il se cramponne toujours à l’idée d’imposer un règlement politique par la force. Mais il est dans l’erreur. Le recours à la force écrasante ne fait que propager la violence et ajouter à l’instabilité politique. L’Irak est désormais ingouvernable.

​​​​Était-ce l’objectif ? Des kilomètres de hauts murs de béton serpentent à travers Bagdad pour séparer les partis adverses. Le pays est morcelé en une centaine de petites régions, chacune dirigée par le commandant de la milice locale. Ce sont là les signes d’un fiasco, pas d’une réussite. Voilà pourquoi les Zuniens ne soutiennent plus l’occupation. Ils sont juste réalistes. Ils savent que le plan de Bush ne marchera pas. Comme le disait Nir Rosen, « l’Iraq est devenu la Somalie. »

​​​​L’administration soutient toujours le Président irakien Nouri al Maliki. C’est un homme de paille creux qui n’aura aucune incidence sur l’avenir du pays. Sans base de soutien populaire, il ne maîtrises rien au-delà des murs de la Zone Verte. Le gouvernement al-Maliki n’est qu’une façade irakienne destinée à persuader le peuple zunien de l’avancée des progrès politiques. Mais il n’y a pas de progrès. C’est de l’imposture. L’avenir est aux mains des hommes armés, ceux qui ont divisé l’Irak en fiefs autonomes, ceux qui décideront en fin de compte et qui régleront la situation. À l’heure actuelle les combats entre factions sont décrits comme des « guerres sectaires, » mais cette expression est délibérément trompeuse. Ces combats sont de nature politique et diverses milices rivalisent pour savoir qui comblera le vide laissé par l’élimination de Saddam. C’est une lutte pour le pouvoir. Les médias se plaisent à présenter la situation comme un affrontement entre Arabes à moitié fous, « faiseurs de mort et terroristes, » goûtant l’idée de trucider leurs compatriotes. Mais ce n’est qu’une manière de diaboliser l’ennemi. En vérité, la violence est entièrement rationnelle. C’est la réaction inévitable à la dissolution de l’État et à l’occupation des troupiers étrangers. De nombreux experts militaires prédisaient la flambée de combats après la première invasion, mais leurs avertissements ont été méprisés par politicards ignorants et les médias meneurs de ban. À présent, la violence a éclaté de nouveau à Bassora et à Bagdad, et il n’y a pas de fin à l’horizon. Une seule chose semble inéluctable : l’avenir de l’Irak ne se décidera pas dans les urnes. Bush s’en est assuré.

​​​​L’armée zunienne n’a ni la maîtrise de l’Irak ni le pouvoir de contrôler les événements sur le terrain. Elle n’est que l’une des nombreuses milices gouvernées par des seigneurs de guerre qui rivalisent pour le pouvoir du pays. Après avoir mené ses opérations de combat, elle doit se carapater d’urgence dans ses camps et dans ses bases. Ce point doit être souligné pour bien comprendre que l’occupation est sans avenir véritable. La Zunie n’a tout simplement pas la main-d’œuvre pour tenir le territoire et pour rétablir la sécurité. En fait, la présence des troupiers incite à la violence. Ils sont considérés en occupants et non pas en libérateurs. Les sondages montrent qu’une vaste majorité d’Irakiens veut le départ des troupes zuniennes. Les militaires ont trop détruit le pays et trop massacré de gens pour espérer voir de sitôt changer ce point de vue. Layla Anwar, poétesse et internaute irakienne, résume les sentiments d’un grand nombre de victimes de la guerre dans un article récent, « Blues d’une femme arabe, » sur son site Internet :

​​​​Aux portes de Babylone la Grande, toujours vous combattez avec difficulté à l’extérieur, chassant celui-ci ou l’autre, détenant, bombardant d’en haut, remplissant les morgues, les hôpitaux, les cimetières et les ambassades, et les frontières de quémandeurs de visas de sortie.

​​​​Pas un Irakien ne souhaite votre présence. Pas un Irakien n’accepte votre accaparement.

​​​​Pour vous, fumiers, des nouvelles : jamais vous n’aurez la maîtrise de l’Iraq, pas en six ans, pas dans dix ans, pas dans 20 ans . . . Vous avez apporté avec vous la haine et la malédiction de tous les Irakiens, des Arabes et du reste du monde . . . désormais face à votre agonie. (Layla Anwar, « Blues d’une femme arabe : Réflexions dans un bocal clos. »)

​​​​Bush espère-t-il changer l’esprit de Layla et des millions d’autres Irakiens qui ont perdu des êtres chers, ont été contraints à l’exil, ont vu leur pays et leur culture écrasés sous le talon des bottes de l’occupant étranger ? Le cœur et l’esprit de la campagne est perdu. Jamais Zunien ne sera bienvenu en Irak.

​​​​Selon une enquête du Lancet, le journal médical britannique, plus d’un million d’Irakiens ont été tués dans la guerre. Quatre autres millions ont soit été déplacées à l’intérieur soit ont fui le pays. Mais les chiffres ne nous disent rien sur l’ampleur du désastre provoqué par l’attaque Bushesque contre l’Irak. Son invasion est la plus grande catastrophe humanitaire au Moyen-Orient depuis la Nakba en 1948. Chaque aspect du niveau de vie a chuté à pic : mortalité infantile, eau potable, sécurité alimentaire, fourniture médicale, éducation, énergie électrique, emploi etc. Même la production pétrolière stagne encore sous le niveau d’avant-guerre. L’invasion est le fiasco politiques le mieux réussi depuis le Viêt-nam. Tout a merdé à bloc. Le cœur du monde arabe est tombé dans le chaos. La souffrance est incalculable.

​​​​Le principal problème est l’accaparement, c’est le principal catalyseur de violence, un obstacle au règlement politique. Tant que cette occupation persistera, les combats continueront. Les affirmations d’un changement du paysage politique grâce à la fameuse déferlante [Bushesque] sont largement exagérées. William Odom, lieutenant-général retraité, a commenté ce point lors d’une interview pour Jim Lerher News Hour :

​​​​La déferlante a favorisé l’instabilité militaire et n’a rien fait pour la consolidation politique . . . Les choses sont bien pires aujourd’hui. Et je n’imagine pas qu’elles s’arrangent. C’était prévisible il y a un an et demi. Et continuer à mettre le masque confortable des demies vérités agréables à ce sujet, c’est tromper l’opinion publique zunienne, et c’est de la mascarade de leur faire penser ça . . . Quand vous dites que la balkanisation de l’Iraq est en cours, oui, mais pas à cause de L’Iran, mais plutôt parce que la Zunie a attaqué et prévu la faisabilité de ce genre de fragmentation. Et elle s’est produite au cours des cinq dernières années . . . La situation du gouvernement al-Maliki est pire maintenant . . . L’idée qu’il existerait, quelque sorte de progrès est absurde. Le gouvernement al-Maliki utilise son Ministère de l’Intérieur en milice d’escadron de la mort. Sadr, un extrémiste, et Maliki, un brave bougre, néglige simplement la réalité sur le fait qu’il n’y a pas de brave type.

​​​​La guerre en Irak était perdu avant que le premier coup de feu soit tiré. Le conflit n’a jamais eu le soutien du peuple zunien et l’Irak n’était pas une menace pour la sécurité de leur nation. Le prétexte de la guerre était entièrement échafaudé sur des mensonges. C’est un coup orchestré par les élitistes et les médias pour mener à bien un ordre du jour d’extrême-droite [l’éternel souci de cette l’extrême droite-là c’est l’esclavagisme et la dépopulation parce que, littéralement, elle ressent un manque d’air en considérant la population terrestre, NDT]. À présent la mission a raté, mais personne ne veut reconnaître ses torts en se retirant, de sorte que la boucherie se poursuit sans relâche.

​​​​Comment finira-t-elle ?

​​​​L’administration Bush a tranché pour une stratégie sans précédent dans l’histoire zunienne. Elle a décidé de poursuivre une guerre déjà perdue moralement, stratégiquement et militairement. Mais mener une guerre perdue a un coût. La Zunie est beaucoup plus faible, politiquement, économiquement et militairement, aujourd’hui qu’elle ne l’était quand Bush a fait son coup d’État en 2000. La puissance et le prestige de la Zunie dans le monde vont continuer de se dégrader jusqu’à ce que les troupes soient retirées d’Iraq. Mais il est peu probable que ça arrive tant que toutes les autres options n’auront pas été épuisées. La détérioration de la situation économique des marchés financiers met une pressions énormes sur la baisse du dollar. Les obligations des sociétés et les capitaux des marchés sont en plein désarroi. Le système bancaire est en train de se ratatiner [**], les dépenses de consommation baissent, les recettes fiscales se réduisent, et le pays se dirige vers une douloureuse et longue récession. La Zunie quittera l’Irak plus vite que ne le pensent les nombreux experts, mais elle ne choisira pas le moment. Le conflit prendra plutôt fin quand elle ne sera plus capables de guerroyer. Ce temps n’est pas très éloigné.

​​​​La guerre en Irak marque la fin de l’interventionnisme zunien depuis au moins une génération, peut-être plus longtemps [une génération de 50 ans, NDT]. La base idéologique de la guerre (prévention et changement de régime) a été présentée comme une justification sans fondement de l’agression non provoquée. Quelqu’un devra en être tenu responsables. Il y aura des tribunaux internationaux pour déterminer qui est responsable de la mort de plus d’un million d’Irakiens. [***]

Original : http://www.informationclearinghouse.info/article19742.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

Notes de traduction

​​​​* Les Zuniens sont des extraterrestre gouvernés par des gangsters. Ils vivent isolés hors de portée sur un continent qu’ils ont volé, et ils interfèrent criminellement dans les affaires de tous les pays de la Terre. Ils s’amusent à envoyer périodiquement leurs bombardiers écraser des populations sans défense. Ils ont accaparé les sciences, mis les connaissances sous le boisseau, font un secret de la recherche et diffusent de la désinformation afin de maintenir leur supériorité et pour que les terriens ne sachent rien des réalités physiques, médicales . . .

​​​​** Il semble que les parrains zuniens se soient tiré une balle dans le pied en mettant en œuvre leur dernière magouille financière (déréglementation de la finance, baisse des taux d’intérêts générant une bulle immobilière qui a produit des taxes sur des valeurs imaginaires monstrueusement gonflées, et transformation pour des billions de dollars d’hypothèques en titres boursiers sans aucune valeur, puisque la vie d’une hypothèque est incompatible avec celle d’une valeur boursière) destinée manifestement à faire payer leurs guerres à leurs citoyens et au monde entier en empochant les taxes des ventes de titres sans valeur. N’ont-ils pas prévu qu’ils allaient tant polluer les valeurs boursières que ça paralyserait la dynamique bancaire ?

​​​​*** Mike Whitney est un grand rêveur. Étant donné que les « institutions mondiales » sont aux mains de la maffia zunienne, il n’y a aucune chance pour que ses chefs soient jugés. Les Terriens devraient plutôt arrêter de compter sur ce qui a été établi pour leur faire croire qu’ils sont défendus, prendre leur destin en main, s’unir contre la Zunie et créer de nouvelles institutions mondiales établies sur l’éthique.


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