Publié par : reopen911 | mai 7, 2008

L’association citoyenne ReOpen911 lance un défi d’investigation et de débat à tous les journalistes et chercheurs francophones

Posté par Kyja le 7/5/2008

Paul Craig Roberts, sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, économiste et ancien éditorialiste au Wall Street Journal et à Business News :

« Pourquoi les médias collent-ils sur les sceptiques vis-à-vis de la version officielle l’étiquette « théoriciens du complot » et « excentriques » ?

Quel mal y a-t-il à débattre et à écouter les deux aspects de la question qui détermine notre époque ? Si la ligne officielle est aussi correcte et défendable, qu’a-t-elle à craindre des sceptiques ? »

– Un constat : journalistes et chercheurs francophones ont gravement failli jusqu’à présent aux demandes légitimes de débats et d’investigations sur les attentats du 11 septembre 2001 

Pour rappel, nous, simples citoyens, demandons à être éclairés sur un événement qui a changé le cours de l’histoire. N’ayant pas les moyens, ni l’expertise pour enquêter sur un sujet aussi vaste et complexe, nous n’avons eu et n’avons toujours de cesse d’interpeller les journalistes, les scientifiques et de leur demander d’enquêter sur les graves lacunes de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 (pour plus d’informations, voir les dossiers « Le 11 Septembre : les points essentiels » et « Des experts face au 11 Septembre : entre doutes et accusations » ); c’est-à-dire de faire le travail qu’ils ont choisi d’exercer (et pour lequel ils sont payés), à savoir respectivement nous informer et apporter l’explication scientifique la plus rigoureuse possible sur ces événements dramatiques.

 

 
La morgue et la diffamation

 

Or, quand cela n’a pas été le silence, la seule et unique réponse de la grande majorité d’entre eux a consisté bien souvent à nous traiter de « conspirationnistes », ou pire, d’anti-américains, de révisionnistes, d’antisémites, de négationnistes et à nous accuser de diffuser des rumeurs. C’est simple. Tous ceux qui osent exprimer, en public, leurs doutes sur la version officielle du 11 septembre 2001, quelqu’ils soient, inconnus ou non, sont pointés irrémédiablement du doigt, victimes impuissantes d’un véritable terrorisme intellectuel: en ce sens, le traitement médiatique déplorable réservé à Marion Cotillard a été malheureusement exemplaire.  De telles réactions excessives ont en réalité toutes les caractéristiques constitutives du délit d’opinion, du crime de la pensée (diabolisation systématique au lieu d’un débat objectif et équilibré….) et érigent les questions sur le 11 Septembre en sujet tabou. De tels comportements d’un autre âge ne sont pas dignes d’une démocratie (voir à ce sujet l’analyse implacable de Taïké Eilée:  « Un naufrage médiatique »  et « 11-Septembre : un sauvetage numérique ? »  ). 

On nous traite également bien souvent de « théoriciens du complot ». S’il est un point sur lequel chacun peut s’accorder, c’est qu’un complot est effectivement à la base des attentats du 11 Septembre, quelqu’en soient les auteurs et complices éventuels. De la même manière, la presse a bien parlé d’un complot lorsque fut déjouée complot est effectivement à la base des attentats du 11 Septembre, quelqu’en soient les auteurs et complices éventuels. De la même manière, la presse a bien parlé d’un complot lorsque fut déjouée l’opération Bojinka qui devait faire exploser en vol une douzaine d’avions de ligne au-dessus de l’océan Pacifique. Il ne s’agit pas de chicaner sur l’usage de tel ou tel mot, mais plutôt d’insister sur l’insignifiance et le caractère caricatural, erroné et irrationnel du langage formaté qui sert à marginaliser, en lui retirant tout crédit, la communauté des sceptiques et à invalider leurs arguments sans même chercher à y répondre : ces termes « conspirationniste » ou « complotiste » sont les plus évidentes manifestations de cette stratégie du déni. Pour information, le terme « conspirationniste :» est un néologisme absent de la plupart des dictionnaires de français ! 

Ces derniers temps, les rares journalistes ou chercheurs francophones qui ont publié des articles à ce propos n’ont pas enquêté à proprement parler sur le sujet : ils se sont souvent contentés de faire une introduction amalgamant tout sans rien approfondir, puis de reproduire in extenso des articles déjà publiés et déjà démontés, également, par le mouvement aux Etats-Unis (articles du Monde Diplomatique en décembre 2006 et dans AFIS Sciences de novembre 2007). En cela, le papier de Nathalie Bastin publié sur le site de l’ESISC est presque original dans le genre. Nous avons également eu droit à une brève évocation du site ReOpen911.info dans la partie de l’émission de France 2 « 13h15 », « Rumeurs sur le Net ». Canal + a diffusé dernièrement un documentaire dans Jeudi investigation en partie consacré à Loose Change intitulé « Rumeur, intox: les nouvelles guerres de l’info » qui à notre grand dam est tombé dans tous les travers relevés plus haut (amalgames, contre-vérités….etc voir la réponse de l’association ReOpen911 et la réponse de l’association ReOpen911 et celle du directeur des Editions Demi-Lune).

Or nous passons un temps considérable à compulser les rapports scientifiques officiels (dont ceux de la FEMA et du NIST), une partie de notre argent à faire le travail de journalistes « payés pour » et à pallier leur impéritie, tant bien que mal dans la limite de nos moyens plutôt modestes. Et ces mêmes journalistes ou « experts », n’ayant même pas selon toute vraisemblance étudié les faits sérieusement, qualifient notre travail de rumeurs et ne se sentent, en revanche, aucunement obligés, eux, d’étayer leurs accusations sans appel.

Cela dit, bien que notre jugement soit sévère sur le travail limité réalisé jusqu’à présent à propos des attentats du 11 septembre 2001, nous sommes néanmoins conscients, ayant consacré nous-mêmes des mois voire des années à son étude, qu’une telle enquête nécessite des moyens conséquents et du temps compte tenu de la complexité du sujet. De plus, nombre de chercheurs sur la question doivent souvent faire face à une sorte de blocage psychologique, à des barrières qu’il faut surmonter pour parvenir à étudier en toute objectivité cet événement mondial traumatisant : il faut en effet avoir au préalable dépassé le stade de la croyance aveugle en la version officielle et être soi-même capable de la remettre en question. Cette étude d’une spécialiste américaine en neurosciences traduite en français est d’ailleurs très éclairante sur le sujet. 
 

– Un rappel nécessaire de la déclaration des devoirs et des droits des journalistes de 1972 :

«Chercheurs » de l’ESIC et de l’AFIS, journalistes du Monde Diplomatique, de France 2, de Canal + et d’Arte, nous vous saurions gré de cesser vos dénigrements sans consistance et, plus grave, sans fondement, à l’encontre de notre démarche de recherches et de partage d’informations. En agissant ainsi, vous ne faites pas honneur à vos professions respectives.

Journalistes d’investigation, votre métier est certes difficile. Cependant, si vous avez des droits, vous avez également des devoirs que vous vous devez de respecter par égard pour nous, pour l’opinion publique et vos concitoyens.

 

 « Extrait de la Déclaration des devoirs et des droits des journalistes de 1972

 

Le droit à l’information, à la libre expression et à la critique est une des libertés fondamentales de tout être humain. De ce droit du public à connaître les faits et les opinions procède l’ensemble des devoirs et des droits des journalistes. …

1. Déclaration des devoirs

 

 … 1. Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité… »

 

A la lecture de cette déclaration, la première question qui vient à l’esprit est la suivante : le public français, et plus largement francophone, a-t-il le droit, aujourd’hui, de connaître objectivement les faits et les opinions même controversées concernant les attentats du 11 septembre 2001 (cette question se posant avec d’autant plus d’acuité suite au précédent Dasquié) ? Et c’est uniquement par la qualité de votre traitement ou non-traitement des controverses autour de ces attentats que vous seuls, journalistes, allez répondre à cette question légitime ; vous en avez l’unique et entière responsabilité. En somme, nous invitons tous les journalistes à jouer pleinement le rôle que tout citoyen est en droit d’attendre d’eux dans une démocratie, en les informant des enjeux en question.

 

De notre côté, nous essayons par tous les moyens (encore une fois trop modestes) d’informer nos concitoyens via l’Internet et des projections-débats. Mais nous ne pouvons pas non plus tout faire tout seuls, d’autant plus que ce n’est pas notre travail : nous avons donc besoin de vous. Prenez enfin vos responsabilités, car cela ne peut plus continuer ainsi : le sujet en lui-même est bien trop capital pour l’ignorer ou le discréditer comme cela a été le cas jusqu’à présent.
 

– Un espoir : le défi d’investigation et de débat lancé par ReOpen911 aux journalistes et chercheurs francophones :

Au vu des recherches déjà réalisées, nous sommes bien sûr prêts, le cas échéant, à apporter toute notre aide aux journalistes qui souhaitent se lancer dans un tel travail de longue haleine. Nous avons pris connaissance des nombreux travaux de recherche et des enquêtes de journalistes américains (voir par exemple cet excellent site) dont quelques-uns ont été traduits par les soins de ReOpen911.info. Nous avons pu ainsi bien avancer et sommes de fait devenus, en quelque sorte, de très bons connaisseurs du sujet. Nous avons d’ailleurs élaboré un dossier de presse complet sur la question afin de vous aider à y voir plus clair, et nous sommes tout à fait prêts à participer à tout débat sur le sujet. 

Cependant, nos moyens humains et financiers nous limitent dans nos recherches et dans l’avancée des différentes enquêtes. C’est pourquoi nous avons sélectionné quelques sujets d’investigation à traiter en priorité. Le défi d’investigation lancé à tous les journalistes et chercheurs qui souhaitent parler de notre association, de notre combat, et étudier les attentats du 11 septembre 2001, est le suivant : il s’agit d’approfondir précisément ces sujets (liste non exhaustive et susceptible d’être mise à jour) :

– Sujet d’investigation « Relations Oussama Ben Laden-CIA en 2001» : réalité de la rencontre d’un agent de la CIA avec OBL en juin 2001 à Dubaï dans un hôpital américain (Figaro (31/10/2001), RFI (31/10/2001) ou encore RFI (1 /11/2001)).

– Sujet d’investigation « Méthode scientifique du NIST » : 

       – 1)Le NIST a écarté a priori l’hypothèse de l’utilisation d’explosifs dans le WTC mais il n’a pas testé l’acier retrouvé afin de rechercher des traces d’explosifs potentiels. Le NIST n’aurait donc aucune preuve concrète pourtant simple à rechercher que des explosifs n’ont pas été utilisés dans ces effondrements.

      – 2) Le NIST, dont l’un des objectifs était de déterminer pourquoi et comment les Tours Jumelles se sont effondrées, n’a enquêté que sur la période allant de l’impact des avions jusqu’au début de l’effondrement.

     – 3) Le Dr. James Quintiere, ancien chef de la division scientifique du feu du NIST, a récemment déclaré que « la conclusion officielle à laquelle est arrivé le NIST est contestable » et il a demandé une révision indépendante de l’enquête du NIST sur l’effondrement des tours du WTC.

Quintiere a attiré l’attention sur de nombreux problèmes dans l’enquête et dans les rapports du NIST : absence de chronologie, échec à expliquer l’effondrement du WTC 7, altération des indices de la scène du feu, confiance en des modèles informatiques douteux, absence de preuve d’existence des températures nécessaires, selon le NIST, à la défaillance de l’acier…

– Sujet d’investigation – Les indices de connaissance préalable de l’imminence des attentats par le gouvernement et les services secrets US et étrangers, de même que les exercices de simulations militaires organisés avant et pendant les attentats sur la base de scénarios comparables ou similaires.

                                                                                                                                        ***

Un tel défi présente de nombreux intérêts : il permettra de mesurer en toute connaissance de cause et de façon appropriée le degré de sérieux et le niveau de recherches des journalistes et/ou chercheurs qui s’exprimeront sur la question. De plus, étant donné que la plupart des sujets d’investigation sélectionnés ont été choisis en tenant compte de l’évolution actuelle des recherches et du débat aux USA, cela permettra ainsi d’être en prise directe avec les questions qui se posent aujourd’hui aux USA.

Journalistes et chercheurs (universitaires, scientifiques…) ne partent pas de rien pour commencer leurs études ; outre des films documentaires, il existe aussi des livres de qualité sur le sujet. Par ailleurs, des journalistes réputés, tel Eric Laurent, ont mené des enquêtes sérieuses sur ces attentats (voir films documentairesLa Face cachée du 11 Septembre). Dernièrement, John Paul Lepers avec la Télé libre, ou encore Daniel Schneidermann dans Arrêt Sur Image se sont intéressés à la question : ils ont eu au moins le mérite et l’honnêteté de rencontrer les membres de ReOpen911 contrairement à Nathalie Bastin et aux journalistes de France 2, et de suivre quelques activités de cette association.

La question cruciale est donc bien de savoir qui sera prêt dans le futur à relever ce défi, comme certains de vos collègues suisses osent le faire, ou qui se contentera de resservir les mêmes allégations sans fondement et de faire courir les mêmes rumeurs à notre encontre. Dans tous les cas, si vous, journalistes et chercheurs, ne remplissez pas vos devoirs, sachez que nous ferons légalement respecter nos droits en matière de diffamation ainsi que nos droits à l’information.

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/lassociation-citoyenne-reopen911-lance-un-defi-dinvestigation-et-de-debat-a-tous-les-journalistes-et-chercheurs-francophones/#more-394

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